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Comment diversifier son portefeuille d'actions : par indice, zone géographique et capitalisation boursière

23 min de lecture

Points essentiels

  • La diversification d'un portefeuille d'actions repose sur deux axes complémentaires : le lieu de cotation de l'entreprise (zone géographique et indice) et sa valeur en bourse (capitalisation).
  • Les biais locaux incitent les investisseurs espagnols à surpondérer l'IBEX 35, tandis que le fait d'ignorer la capitalisation boursière concentre le portefeuille soit uniquement sur les géants, soit uniquement sur les petits investissements.
  • Les indices tels que le S&P 500, le Nasdaq 100 ou le MSCI World, et les segments tels que les valeurs vedettes, les valeurs moyennes et les petites capitalisations, répartissent le risque de manière différente et compatible.
  • Combiner les deux axes en fonction de votre profil de risque, au lieu d'en choisir un seul, c'est ce qui transforme une liste d'actions en un portefeuille véritablement diversifié.

Quelle part de votre portefeuille dépend réellement d'une poignée d'entreprises similaires ? L'achat de sa première action espagnole est généralement le point de départ naturel pour tout investisseur en Espagne. Vous connaissez les entreprises, vous suivez leur actualité dans les mêmes médias et vous faites confiance à un marché qui vous est familier.

Avec le temps, ce confort devient une habitude, et la majeure partie de votre portefeuille finit par se concentrer dans une poignée d'entreprises. IBEX 35Toutes ces entreprises sont de taille similaire et soumises au même cycle économique. La bonne nouvelle, c'est que la diversification d'un portefeuille d'actions ne repose pas sur une seule astuce, mais plutôt sur l'analyse simultanée de deux éléments : la répartition de vos investissements et la taille des entreprises dans lesquelles vous investissez.

Dans cet article, nous réunissons ces deux axes, généralement traités séparément. Nous verrons d'abord pourquoi le biais local concentre votre portefeuille en Espagne et ce qui différencie réellement l'IBEX 35 d'indices comme le S & P 500, l' Nasdaq 100, l' Euro Stoxx 50 ou l' Monde MSCINous abordons notamment le risque de change lié aux investissements hors zone euro. Ensuite, nous examinons le second axe, la capitalisation boursière : que sont les valeurs vedettes, les valeurs moyennes et les petites capitalisations, et quel profil de risque chacune représente ? Enfin, nous nous penchons sur la question essentielle à la construction d’un portefeuille : comment combiner ces deux axes en fonction de votre profil de risque, sans sacrifier aucun des deux ?

Diversifier par indice et par zone géographique

Le biais local : pourquoi les investisseurs espagnols surinvestissent dans l'IBEX 35

Le biais national désigne la tendance de tout investisseur à concentrer son portefeuille sur des actifs de son propre pays ou région. Ce phénomène s'explique par des raisons très humaines : la familiarité avec les entreprises, la proximité de l'information et un sentiment de contrôle qui, en réalité, est partiel. Un investisseur japonais surpondère les entreprises japonaises, un investisseur américain surpondère Wall Street et un investisseur espagnol surpondère l'indice IBEX 35. Ce phénomène est documenté depuis des décennies par les études d'économie financière et ne dépend pas du niveau de connaissances de l'investisseur.

Le problème ? Ce n'est pas de posséder des actions IBEX 35, mais de ne pas voir les risques spécifiques liés au fait de se concentrer uniquement sur celles-ci.

  • Concentration sectorielle : L'indice IBEX 35 est fortement pondéré en faveur des secteurs bancaire, des services publics et des télécommunications. Un portefeuille centré sur l'IBEX 35 est sous-exposé aux secteurs de la technologie, de la santé et de l'industrie mondiale.
  • Concentration géographique : L'évolution de l'IBEX 35 est étroitement liée au cycle économique espagnol et européen, pour le meilleur ou pour le pire.
  • Perte d'exposition à la croissance mondiale : L'essentiel de la création de valeur commerciale des dernières décennies s'est produit en dehors d'Espagne.

Cette concentration est particulièrement visible lorsqu'on compare la performance de l'IBEX 35 à celle d'indices comme le S&P 500 au cours de la dernière décennie : historiquement, le marché américain a affiché une performance cumulée supérieure au marché espagnol, principalement grâce au poids du secteur technologique. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La valeur de votre investissement peut fluctuer, et cette comparaison historique ne doit pas être interprétée comme un argument pour abandonner l'IBEX 35, mais plutôt comme une raison de ne pas s'y fier exclusivement.

Les indices qui définissent le marché boursier mondial

Avant d'aborder la diversification, il est essentiel de comprendre la nature de chaque indice et les types d'entreprises qu'il comprend. Les indices boursiers ne mesurent pas tous la même chose : ils diffèrent par le nombre d'entreprises, la concentration sectorielle et le profil de risque. Voici cinq indices de référence pour tout investisseur souhaitant diversifier ses investissements au-delà de son marché national.

  • IBEX 35 (Espagne) : Il regroupe les 35 entreprises les plus liquides de la Bourse de Madrid. Concentré dans les secteurs bancaire, des services publics et des télécommunications, il sert de référence pour évaluer la performance du marché boursier espagnol.
  • S&P 500 (États-Unis) : Il regroupe les 500 plus grandes sociétés cotées en bourse aux États-Unis. Le secteur technologique représente environ 30 % de l'indice, qui est le plus suivi au monde et la référence de facto pour les marchés boursiers mondiaux.
  • Nasdaq 100 (États-Unis) : Il regroupe les 100 plus grandes entreprises technologiques et de croissance cotées au Nasdaq. Sa concentration technologique est supérieure à celle du S&P 500, tout comme sa volatilité.
  • Euro Stoxx 50 (Europe) : Il regroupe les 50 plus grandes entreprises de la zone euro. Il est plus diversifié que l'IBEX 35, tout en restant essentiellement un indice européen.
  • MSCI Monde (Global) : Il comprend environ 1 500 entreprises issues de 23 pays développés. Il s'agit de l'option de diversification la plus large parmi les indices boursiers mondiaux traditionnels.
Les indices qui définissent le marché boursier mondial - Bit2Me Academy

Comparer l'IBEX 35 au S&P 500 permet surtout de comprendre la différence d'échelle : 35 entreprises contre 500, avec des pondérations sectorielles presque opposées. Le Nasdaq 100 va encore plus loin en se concentrant presque exclusivement sur la technologie et la croissance, ce qui explique pourquoi beaucoup s'interrogent sur sa véritable nature avant de l'intégrer à leur portefeuille. À l'autre extrémité, le MSCI World répartit le risque sur des milliers d'entreprises du monde développé. Aucun de ces indices boursiers mondiaux n'est intrinsèquement meilleur que l'autre ; chacun remplit une fonction différente au sein d'un portefeuille d'actions.

Comment diversifier son portefeuille d'actions au-delà de l'IBEX 35

Réduire la surexposition locale ne signifie pas vendre toutes vos actions IBEX 35 du jour au lendemain. Il existe plusieurs façons de diversifier géographiquement votre portefeuille, chacune nécessitant un niveau d'effort et d'expertise différent.

  • Actions individuelles internationales : L'achat d'actions directement auprès d'entreprises situées dans différentes zones géographiques exige davantage d'efforts en matière de sélection et de suivi, ainsi qu'une connaissance approfondie de chaque entreprise.
  • ETF ou fonds indiciels mondiaux : Un ETF qui réplique l'indice MSCI World ou le S&P 500 permet d'accéder à des centaines d'entreprises internationales en une seule transaction. C'est l'option la plus efficace pour ceux qui ne souhaitent pas analyser chaque entreprise individuellement.
  • Combinaison d'une exposition espagnole et internationale : Conservez une partie de l'IBEX 35, pour plus de familiarité et sans exposition au risque de change, et ajoutez une exposition mondiale via le S&P 500 ou le MSCI World selon votre profil.

Il n'existe pas de ratio idéal entre actions espagnoles et internationales : tout dépend de votre horizon de placement, de votre tolérance au risque et de vos objectifs. Toutefois, un bon point de départ consiste à diversifier votre portefeuille en évitant de le concentrer entièrement sur un seul marché. Commencez par examiner la pondération actuelle de l'IBEX 35 dans vos investissements boursiers totaux avant de décider de la répartition du reste.

Risque de change lié à l'investissement dans des actions internationales

Acheter des actions de sociétés américaines revient à acquérir des actifs libellés en dollars. Pour un investisseur européen, un autre facteur influe sur le rendement : le taux de change euro-dollar. Si le dollar se déprécie par rapport à l’euro, le rendement en euros de ces actions diminue, même si leur prix en dollars a augmenté.

Un exemple concret permet de mieux comprendre ce point : si une action américaine progresse de 10 % en dollars, mais que le dollar se déprécie de 8 % par rapport à l’euro durant la même période, le gain en euros pour un investisseur espagnol n’est que de 2 %. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La valeur de votre investissement peut fluctuer à la hausse comme à la baisse, et cet exemple est purement illustratif et ne constitue en aucun cas une prévision du taux de change.

Sur le long terme, sur plusieurs décennies, l'impact des taux de change tend à s'atténuer, même s'il peut être très important à court terme. Si vous préférez éliminer complètement cette variable, il existe des ETF couverts contre le risque de change, notamment ceux qui répliquent l'indice MSCI World couvert en euros, neutralisant ainsi l'exposition à la paire EUR/USD. Investir dans des actions internationales sans couverture n'est pas intrinsèquement plus risqué : il s'agit d'un risque supplémentaire à prendre en compte, et non d'une raison d'abandonner la diversification.

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Diversifier par capitalisation boursière

Qu'est-ce que la capitalisation boursière et pourquoi définit-elle le profil d'une action ?

La capitalisation boursière correspond à la valeur qu'attribue le marché à une société cotée à un instant donné. Elle se calcule en multipliant le prix d'une action par le nombre total d'actions en circulation. Si les actions d'une société se négocient à 20 € et qu'elle compte 500 millions d'actions en circulation, sa capitalisation boursière est de 10.000 milliards d'euros.

Ce chiffre constitue la norme de référence utilisée par les principaux indices boursiers et les investisseurs institutionnels pour classer la « taille » d'une société cotée en bourse, indépendamment de son secteur d'activité ou de son ancienneté en bourse. La taille d'une entreprise, mesurée par le nombre d'employés ou son chiffre d'affaires, diffère de sa capitalisation boursière : cette dernière reflète ce que le marché est prêt à payer pour l'entreprise dans son ensemble, en tenant compte des perspectives de croissance, du risque perçu et du contexte sectoriel.

Les seuils exacts varient en fonction de la méthodologie de chaque indice, mais les références les plus couramment utilisées, basées sur les classements de fournisseurs tels que MSCI ou S&P Dow Jones, situent les fourchettes indicatives comme suit :

  • Grande capitalisation (valeurs de premier ordre) : généralement plus de 10.000 milliards d'euros ou de dollars.
  • Capitalisation moyenne : approximativement entre 2 000 et 10 000 millions.
  • Petite casquette : moins de 2.000 milliards.

Il est important de préciser que ces seuils ne sont ni fixes ni universels. Ils varient selon le marché de référence – ce qui est considéré comme une grande capitalisation sur le marché espagnol peut être classé comme une moyenne capitalisation sur le marché américain, simplement parce que la taille moyenne des sociétés cotées diffère – et selon la méthodologie spécifique de chaque fournisseur d'indices. L'objectif de cette classification n'est pas de mémoriser des chiffres exacts, mais plutôt de saisir la logique sous-jacente : une taille plus importante indique généralement une plus grande stabilité et une moindre incertitude ; une taille plus faible indique généralement un plus fort potentiel de croissance et une plus grande incertitude.

Que sont les valeurs vedettes : stabilité, liquidité et dividendes ?

Une « blue chip » est une entreprise à forte capitalisation boursière, leader incontesté de son secteur, bénéficiant d'une longue présence en bourse et d'une forte liquidité. L'origine du terme est curieuse : il provient du poker, où le « blue chip » désigne traditionnellement le jeton de plus grande valeur sur la table. L'analogie a été transposée au marché boursier pour décrire les entreprises les plus valorisées parmi les sociétés cotées.

Voici les caractéristiques qui définissent une valeur sûre et expliquent pourquoi elles constituent souvent le cœur de nombreux portefeuilles :

  • Liquidité élevée : Il est facile d'acheter et de vendre de gros volumes d'actions sans que leur prix ne fluctue significativement du fait de vos propres transactions.
  • Volatilité relative plus faible : Le cours de son action a tendance à fluctuer moins brutalement que celui des petites entreprises, même s'il n'est jamais exempt de variations.
  • Couverture analytique étendue : Étant donné que ces entreprises sont suivies de près, beaucoup plus d'informations publiques sont disponibles pour ceux qui souhaitent les analyser avant de prendre une décision.
  • Dividendes historiques : Un pourcentage important d'entreprises de premier ordre distribuent périodiquement une partie de leurs bénéfices à leurs actionnaires, bien que cela ne constitue ni une garantie ni une obligation pour l'entreprise.
  • Exposition mondiale : Nombre d'entre elles génèrent des revenus dans des dizaines de pays, ce qui atténue en partie le risque de dépendance à une seule économie.

Pour comprendre cette classification à l'aide d'exemples concrets, prenons l'exemple d'entreprises comme Inditex, BBVA ou Iberdrola sur le marché espagnol ; Apple, Microsoft ou JPMorgan aux États-Unis ; ou encore LVMH, Nestlé et ASML dans le reste de l'Europe. Il est important de préciser que ces exemples illustrent uniquement les caractéristiques d'une entreprise de premier ordre, en fonction de sa taille et de ses performances passées, et ne constituent en aucun cas une recommandation d'investissement pour ces entreprises en particulier.

La taille même d'une entreprise de premier ordre comporte un risque spécifique qu'il convient de prendre en compte : précisément parce qu'il s'agit déjà de géants, leur potentiel de croissance future est généralement plus limité. Une entreprise déjà valorisée à 500.000 milliards d'euros doit générer une valeur ajoutée considérable pour, par exemple, décupler sa capitalisation boursière ; la marge de progression inattendue est, relativement parlant, plus faible que celle d'une petite entreprise dont le potentiel de croissance est encore à venir.

Que sont les valeurs moyennes : un équilibre entre croissance et stabilité ?

Les entreprises de taille moyenne occupent le segment intermédiaire du classement : des entreprises suffisamment importantes pour avoir une force opérationnelle, une réputation consolidée et un accès raisonnable au financement, mais avec une réelle marge de croissance et d’expansion que les grandes entreprises cotées n’ont plus.

Il est courant que de nombreux gestionnaires de fonds considèrent les valeurs moyennes comme le « juste milieu » des actions, et cette réputation repose sur des raisons spécifiques :

  • Potentiel d'appréciation supérieur à celui des grandes capitalisationscar ils ont encore une marge de croissance sans avoir atteint la taille maximale de leur secteur.
  • Plus de couverture et de liquidité que les petites capitalisationsCela atténue une partie de l'incertitude associée aux très petites entreprises ou aux entreprises peu suivies.
  • Exposition aux fusions et acquisitions (F&A) : Il n'est pas rare qu'une grande entreprise cotée en bourse finisse par racheter une entreprise de moyenne capitalisation à un prix supérieur à celui de son action, ce qui peut profiter à ceux qui détenaient déjà des positions ouvertes.

En Espagne, l'indice de référence pour ce segment est l'IBEX Medium Cap, tandis qu'aux États-Unis, l'indice le plus cité est le S&P MidCap 400. Ces deux groupes d'entreprises, sans être des leaders absolus de leur secteur, ont une taille et un historique suffisants pour ne pas être classés comme petites capitalisations.

Le risque associé aux valeurs moyennes est plus nuancé que pour les valeurs extrêmes. Elles sont plus sensibles aux fluctuations du cycle économique que les valeurs vedettes : en cas de ralentissement économique, elles en subissent généralement les effets plus rapidement et plus intensément. De plus, lors de périodes de panique boursière généralisée, leur liquidité relativement plus faible par rapport aux valeurs vedettes devient manifeste, et il peut s’avérer plus difficile de réaliser des transactions importantes au prix escompté.

Que sont les petites capitalisations : volatilité plus élevée, potentiel de croissance plus important

Une entreprise à petite capitalisation est une entreprise dont la capitalisation boursière est faible, généralement en phase d'expansion, de consolidation du marché ou de transformation de son modèle économique. Nombre d'entre elles sont leaders sur des niches très spécifiques – des marchés restreints mais rentables – tandis que d'autres cherchent encore à démontrer la viabilité de leur modèle économique à plus grande échelle.

Voici les caractéristiques qui différencient les petites capitalisations des autres segments :

  • Volatilité accrue : Le prix peut fluctuer fortement en réaction à l'actualité, aux résultats trimestriels ou à des changements de contexte, précisément parce que la « masse » de capitalisation est moindre pour absorber ces mouvements.
  • Liquidités réduites : L'écart entre le prix d'achat et le prix de vente (le spread) est généralement plus important, ce qui rend l'entrée et la sortie de la position plus coûteuses.
  • Couverture des analystes réduite : Les informations publiques disponibles sont moins nombreuses, ce qui crée à la fois un risque — l'entreprise est moins surveillée — et une opportunité pour ceux qui souhaitent mener leurs propres investigations.
  • Plus grande sensibilité au cycle économique : En période de récession, elles ont tendance à chuter plus fortement ; en période d'expansion, elles peuvent entraîner des gains de marché.

Concernant le potentiel de rendement, plusieurs études universitaires et sectorielles ont montré à maintes reprises que, sur le très long terme, les actions de petites capitalisations tendent à offrir une plus-value supérieure à celle des actions de grandes capitalisations, malgré une volatilité toujours nettement plus importante. Il est essentiel de considérer cette observation comme une tendance historique avérée sur plusieurs marchés, et non comme une garantie de performance future pour une action ou un portefeuille en particulier.

Comment combiner les deux stratégies de diversification en fonction de votre profil de risque

Jusqu'à présent, nous avons traité la géographie et la capitalisation boursière comme deux aspects distincts, mais dans un portefeuille réel, elles sont indissociables. Chaque action que vous achetez est associée à un pays ou à un indice de référence, ainsi qu'à une capitalisation boursière, et ces deux facteurs influencent sa performance. Quel est l'intérêt de ne prendre en compte que la moitié du risque de votre portefeuille et de laisser l'autre moitié de côté ?

Il n'existe pas de formule unique qui convienne à tout le monde, mais il existe des lignes directrices largement acceptées par les gestionnaires et les investisseurs individuels pour traverser les deux axes en fonction de votre profil :

  • Profil conservateur : Le portefeuille est davantage exposé aux valeurs vedettes, tant espagnoles (IBEX 35) qu'internationales (S&P 500 ou Euro Stoxx 50), tirant parti de leur stabilité relative et de leur historique de dividendes. L'exposition aux valeurs moyennes, aux petites capitalisations et aux marchés plus volatils comme le Nasdaq 100 demeure limitée.
  • Profil modéré : Une approche typique combine des valeurs vedettes et des valeurs moyennes, avec une part importante d'exposition internationale via des ETF suivant le S&P 500 ou le MSCI World, et une plus petite part de petites capitalisations ou d'indices plus volatils.
  • Profil dynamique : Une plus grande tolérance au risque peut se traduire par une pondération plus importante des moyennes et petites capitalisations, et par une exposition accrue à des indices plus concentrés et volatils tels que le Nasdaq 100, en acceptant consciemment plus de fluctuations en échange d'un potentiel d'appréciation plus important.

La raison fondamentale pour laquelle la combinaison des deux axes réduit la volatilité globale de votre portefeuille est la même dans les deux cas : tous les pays ne réagissent pas de la même manière à un même événement de marché, et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, ne réagissent pas avec la même intensité. Cette corrélation imparfaite – entre les zones géographiques et entre les segments de capitalisation boursière – est à la base d’une diversification efficace : lorsqu’un axe est affecté, l’autre peut en atténuer l’impact. Une diversification efficace ne consiste pas à choisir entre l’investissement indiciel et l’investissement par capitalisation boursière, mais plutôt à utiliser simultanément les deux critères pour construire un portefeuille adapté à votre profil de risque réel.

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Le marché boursier mondial compte des milliers de sociétés cotées réparties dans des dizaines de pays et de toutes capitalisations. Concentrer l'intégralité de son portefeuille sur 35 entreprises d'un seul pays, ou uniquement sur des géants, ou encore uniquement sur des petites capitalisations, est une décision risquée que beaucoup d'investisseurs prennent par habitude, sans discernement. Diversifier par indice, zone géographique et capitalisation boursière ne signifie pas renoncer à son exposition au marché espagnol ni à ses valeurs sûres : cela permet simplement d'avoir une vision plus globale de la création de valeur au sein des entreprises, en fonction de leur localisation et de leur taille.

Commencez par examiner dès aujourd'hui la part de votre portefeuille qui dépend exclusivement de l'Espagne et celle qui est concentrée sur un seul segment de capitalisation boursière. Répondre à ces deux questions conjointement vous en dira bien plus sur le risque réel de votre portefeuille que de répondre à chacune d'elles séparément.

Questions fréquentes sur la diversification de votre portefeuille d'actions

Qu’est-ce que le biais national en matière d’investissement ?

Le biais national désigne la tendance de tout investisseur à concentrer son portefeuille sur des actifs de son propre pays, par familiarité avec ce dernier et par accès à l'information. Ce phénomène est observé sur quasiment tous les marchés mondiaux, et pas seulement en Espagne. Il ne s'agit pas d'un manque de connaissances, mais d'un comportement naturel qu'il convient d'identifier et de corriger si l'on souhaite diversifier ses investissements.

Comment puis-je commencer à diversifier mon portefeuille d'actions avec un petit capital ?

Il n'est pas nécessaire d'avoir un capital important pour diversifier son portefeuille d'actions : un ETF qui réplique le S&P 500 ou le MSCI World vous donne accès à des centaines d'entreprises internationales de toutes tailles en une seule transaction. C'est une solution plus accessible que de sélectionner individuellement des actions internationales ou des actions de différentes capitalisations boursières. Vous pouvez ensuite ajuster la pondération entre l'exposition au marché espagnol et international, ainsi qu'entre les valeurs vedettes, les moyennes capitalisations et les petites capitalisations, en fonction de votre profil de risque.

Est-il plus risqué d'investir dans des actions internationales ou des petites capitalisations que dans l'indice IBEX 35 ?

Ce n'est pas que ce soit intrinsèquement plus risqué ; les risques sont différents. Les actions internationales ajoutent des facteurs comme le risque de change, les petites capitalisations présentent une liquidité moindre et une volatilité plus élevée, et un portefeuille concentré uniquement sur les valeurs vedettes de l'IBEX 35 expose à un risque de concentration sectorielle et géographique. Diversifier sur ces deux axes permet de répartir ces risques plutôt que de les éliminer.

Que va-t-il arriver à mon argent si le dollar se déprécie par rapport à l'euro ?

Si le dollar se déprécie par rapport à l'euro, le rendement en euros de vos actions américaines diminuera, même si leur cours en dollars n'a pas baissé. Cet effet tend à s'atténuer sur le long terme. Si vous souhaitez l'éviter, il existe des ETF couverts contre le risque de change qui neutralisent cette exposition.

En quoi le S&P 500 diffère-t-il du Nasdaq 100 ?

L'indice S&P 500 regroupe les 500 plus grandes entreprises cotées en bourse aux États-Unis, le secteur technologique représentant environ 30 % de cet indice. Le Nasdaq 100, quant à lui, se concentre sur 100 entreprises technologiques et de croissance, avec une exposition sectorielle beaucoup plus restreinte. De ce fait, le Nasdaq 100 présente généralement une volatilité plus élevée que le S&P 500.

Quelle est la différence entre investir dans l'IBEX 35 et dans le MSCI World ?

L'IBEX 35 regroupe 35 entreprises d'un seul pays, avec une forte pondération des secteurs bancaire, des services publics et des télécommunications. Le MSCI World, quant à lui, comprend près de 1 500 entreprises issues de 23 pays développés, réparties dans un plus grand nombre de secteurs et de zones géographiques. La principale différence réside dans le niveau de concentration : l'un est un indice national, l'autre offre la plus large diversification mondiale parmi les indices traditionnels.

Devrais-je quitter l'IBEX 35 pour diversifier mon portefeuille d'actions ?

Non, diversifier son portefeuille d'actions ne signifie pas abandonner l'IBEX 35 ou les valeurs vedettes espagnoles. L'objectif est de réduire une concentration excessive sur un seul marché ou segment de capitalisation, et non de la remplacer par une concentration dans la direction opposée. De nombreux investisseurs conservent une partie de leur portefeuille en Espagne et en valeurs vedettes, et y ajoutent progressivement une exposition internationale et des participations dans des entreprises de tailles différentes.

Comment calcule-t-on la capitalisation boursière d'une entreprise ?

Elle se calcule en multipliant le prix d'une action par le nombre total d'actions en circulation. C'est l'indicateur standard utilisé par les indices et les investisseurs institutionnels pour classer la capitalisation boursière d'une entreprise, au-delà de son chiffre d'affaires ou de son effectif. Les seuils indicatifs sont les suivants : plus de 10.000 milliards de dollars pour les grandes capitalisations, entre 2.000 et 10.000 milliards de dollars pour les moyennes capitalisations, et moins de 2.000 milliards de dollars pour les petites capitalisations.

Quelle est la différence entre une action à forte capitalisation et une action à faible capitalisation ?

La principale différence réside dans la taille : une entreprise à forte capitalisation boursière (blue-cap) affiche généralement une capitalisation supérieure à 10.000 milliards de dollars, tandis qu’une petite capitalisation se situe généralement en dessous de 2.000 milliards de dollars. Cet écart de taille se traduit par une liquidité, une volatilité et une couverture analytique différentes.

Que sont les entreprises à moyenne capitalisation et pourquoi sont-elles considérées comme un seuil de rentabilité ?

Les entreprises de moyenne capitalisation sont celles qui affichent une capitalisation boursière moyenne, une solidité opérationnelle suffisante et un potentiel de croissance encore réel. De nombreux gestionnaires de fonds les considèrent comme un point d'équilibre, car elles combinent un potentiel d'appréciation supérieur aux valeurs vedettes avec une liquidité et des capacités de couverture plus importantes que les petites capitalisations. En Espagne, leur indice de référence est l'IBEX Medium Cap, et aux États-Unis, le S&P MidCap 400.

  • Comment diversifier son portefeuille d'actions : par indice, zone géographique et capitalisation boursière

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